Rechercher

Randonnée dans le Vaucluse : balade dans le Massif des Ocres

Dernière mise à jour : oct. 1

Loin des secteurs très connus et fréquentés, parcourez un massif ocreux original (classé espace naturel sensible), riche en espèces aussi rares que discrètes. Une balade relativement courte et facile, qui vous permettra, en quelques kilomètres, de découvrir l’un des aspects les plus originaux du Luberon.

Prenez le chemin qui part au-dessus du parking et suivez-le sur la gauche (balisage vert). Quelques mètres plus loin, à une intersection, prenez à droite le sentier de grande randonnée qui monte en direction du sommet de la colline.


Peu après, apparaissent les premiers cistes : le ciste à feuilles de sauge, mais aussi le ciste à feuilles de laurier, plus gros. Cette espèce, tout comme la callune (aux petites fleurs roses), se rencontre habituellement sur la façade atlantique, mais trouve sur les massifs ocreux du Luberon des conditions propices à son développement. Le couvert forestier est d’abord composé d’un mélange de chênes verts et pubescents, dans lesquels vous pourrez voir ou entendre le geai des chênes, la sittelle torchepot ou le grimpereau des jardins.




Au panneau “trou des Américains” (1), continuez tout droit vers « Les Bruyères , Rustrel » (chemin de grande randonnée).


Avant de poursuivre votre chemin, vous pouvez faire un petit aller- retour à droite (direction Saint-Philibert) pour aller voir le “trou des Américains”. Il s’agit en fait d’une petite mare temporaire située non loin de là, résultant de l’activité de l’exploitation de l’ocre. Cette mare est le lieu de reproduction de nombreuses espèces d’amphibiens, rares et protégées, du Luberon. Elle est également fréquentée par les chevreuils et les sangliers, dont vous verrez peut-être quelques traces aux alentours (pupitre). De retour sur l’itinéraire initial, les pins font leur apparition : pins sylvestres (à l’écorce rouge vers la cime) et pins maritimes (au tronc plus rectiligne). Tout au long de la balade, vous pourrez entendre la fauvette mélanocéphale donner l’alerte depuis un buisson, ou apercevoir un lézard vert détaler du bord du chemin. Votre itinéraire passe ensuite près d’un affleurement rocheux. C’est l’occasion d’observer une première fois le substrat sur lequel vous marchez. Si la couleur rougeâtre du chemin laisse déjà deviner un sous-sol ocreux, les rochers à nus montrent que, sur ce secteur, la roche dure est aussi présente, essentiellement sous forme de grès ferrugineux.

Peu après, la vue se dégage sur votre gauche avec Saint- Saturnin- d’Apt et les monts de Vaucluse.


Au bout de la zone dégagée (2) (partie incendiée en 2000), ne continuez pas en face, mais suivez le chemin de grande randonnée sur la gauche.

En automne, la floraison de la callune (espèce de bruyère) ponctue de rose la végétation. A terrain découvert, ces bruyères colonisent les sols et forment alors un maquis dense. Au printemps, ce sont les fleurs blanches des cistes qui égayent le paysage. Plus loin, vous passez au-dessus de falaises d’ocres, un endroit idéal pour qu’une colonie de guêpier y creuse ses nids.

Vous cheminez toujours sur un chemin de grande randonnée. Prenez soin à l’intersection “Les Bruyères” (3) de poursuivre sur la droite en direction des crêtes. Un peu plus loin (4), vous retrouvez un chemin plus large qui descend à droite jusqu’au hameau des Jean-Jean (balisage jaune). Ne prenez pas le chemin qui part à droite à mi-pente (5).


Vous circulez au cœur des ocres. Si elles sont à nu sur ce secteur, c’est qu’elles ont autrefois été exploitées. Cela peut paraître difficile à croire aujourd’hui, la végétation ayant repris le dessus. Des galeries dissimulées un peu partout en sont un témoignage supplémentaire. Actuellement, ces galeries sont parfois utilisées comme champignonnières, jalousement gardées. Elles sont souvent habitées par des chauves-souris.

Au débouché de la descente (6), laissez sur votre gauche le hameau des Jean-Jean (fontaine) et prenez à droite la piste puis la petite route pour revenir à votre point de départ (suivre panneau « Ocres à vélo », puis de nouveau balisage vert sur la fin).




1 vue0 commentaire