Rechercher

Une balade en Corse à Pietracorbara, sur la plage d’Ampuglia

Dernière mise à jour : 8 juin

Loin des monuments naturels des réserves marines de Scandola ou des îles Lavezzi, cette balade sous-marine vous entraîne à la rencontre de paysages, d’une flore et d’une faune ordinaires et pourtant, dignes d’émerveillement.

Sur les rochers #1

Marchez jusqu’au nord de la plage et installez-vous sur un rocher bien à votre aise. Tout en vous équipant regardez autour de vous. Au sud, la ruine d’un castel médiéval domine la colline et veille sur l’accueillante vallée de Petracurbara (Pietracorbara en corse). Tâtez l’eau de la pointe de l’orteil et respirez.



Barbotage #2 C’est entre les jambes des baigneurs ou des naïades que vous apercevrez les bandes de marbrés (mermora), tantôt gris, tantôt argentés. Ils se distinguent à leur forme allongée et à la quinzaine de stries sombres qui rayent leurs flancs. Ici, ce sont des jeunes qui fouillent le sable de leur museau, pour y capturer des vers et des petits crustacés.

Petits fonds rocheux #3

Retour vers la côte rocheuse, toujours à faible profondeur. Des algues tapissent le fond et les rochers. Les courants agitent les délicates ombrelles blanches des acétabulaires. Cette algue, chapeau et pied compris, est constituée d’une cellule unique. Les boules vert fluorescent du codium, mi-spongieuses, mi-gélatineuses, se retrouvent souvent sur les plages après les tem- pêtes. Elles peuvent atteindre la taille d’un pamplemousse.


L’herbier #4

La profondeur atteint 3 m et dans la bande séparant les rochers du sable s’est installé un herbier de posidonies. Les feuilles, de longs rubans verts, ondulent comme une dense chevelure. Des sparaillons (spirlettu), petits sars aux reflets vert doré, survolent l’herbier, prompts à s’y réfugier en cas de danger. Profondeur : 5 m #5


De retour vers la côte, des blocs rocheux forment des dédales et vous devinez l’entrée de cavernes marines où vont et viennent de jeunes oblades (ochjata). Peu rassuré, un crénilabre tanche (canale lavione) se réfugie sous un rocher, ressort furtivement de l’autre côté, puis se glisse comme une ombre de pierre en pierre. Pour savoir qui se cache dans les anfractuosités, faites preuve de ruse ; le fil de votre bouée, lesté d’un plomb ou d’un caillou, va vous servir à attirer les petits malins.

La pointe #6

Cramponnées aux rochers de la pointe, les risoelles et les cystoseires forment une modeste forêt d’algues. Gobies (mazzacare) et crabes verruqueux sont à leur aise dans cet enchevêtrement d’algues et d’écume. Trois orphies (bucellula), fuselées comme des aiguilles d’argent, filent en rasant la surface, poursuivies par de jeunes sérioles (leccia), aux reflets jaunes.




Plus de beaux livres sur Lapérouse : https://www.laperouse-editions.com/

8 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout